D’autres lois relatives à l’éducation ont également été portées par Jules Ferry, en sa qualité de ministre de l’Instruction publique, entre 1879 et 1883. Son article 44 donne à ces mêmes représentants un pouvoir de « surveillance et direction morale » aux côtés du maire de la commune : les écoles leur sont toujours ouvertes. L'œuvre éducative des instituteurs a parfois été attaquée : ainsi, Gustave Le Bon stigmatisait, dans Psychologie des Foules (1895), des enseignants qui diffuseraient des « idéologies subversives » telles que le socialisme et l'anarchisme. La fermeture de l'école Jules-Ferry, à Tours, sera finalement plus longue que prévue. H��V�j1}��7-d���|���@�V�`bRb'�������Fk��-)����t����˻���rt5��xQ3)+���it%��?ɴUm��e��_;/�ϱbE)�����|_|ß���j��R8��6�N���(g�hㅺ�SZU��9�T�b�����Ԇ��B�I[J��*x5�-5������Z�mi��w*�D�2m�J@> Y��g�����f$n����і����RĸШ�*)����zޫķ}�.��G%��R�S�Ɣ$�b'H��$&��o�(d�"h����E�HT�PdX����ǡ�.��8S����O������S#3!Ďuө��Ag�˵~�. Marianne est l’image de la République. Comme dans tout le reste de la France. En ceci, l'école laïque, gratuite et quasi obligatoire a été, avec la conscription, l'un des instruments essentiels de « nationalisation de la société »[17] par l'État, ou encore de consolidation de l'État-nation français. Néanmoins, celle-ci était hostile à ce dispositif qui imposait aux « maîtres » des obligations de formation qui lui échappaient. Néanmoins le nombre d'écoles primaires s'accroît rapidement, de 31 000 en 1833 à 43 514 à la fin de 1847. La mise en place d’une instruction primaire laïque, gratuite et obligatoire figure au programme des républicains dès 1869 (« programme de Belleville »)[3]. Je suis né le 5 avril 1832. Seules les populations des communes pour lesquelles un arrêté ministériel constate l’insuffisance de locaux scolaires sont dispensées de toute obligation (article 18). Une des conséquences immédiates de la loi de 1882 est le déclenchement de la Première guerre des manuels, à la suite de la mise à l'Index de plusieurs manuels de morale laïque hostiles aux doctrines catholiques. %PDF-1.5 %���� La loi définit une obligation d’instruction et non de scolarisation. Sa famille déménage à Strasbourg en 1846, puis s'installe en 1850 à Paris, où il étudie à la faculté de droit pour devenir lui-même avocat. En cas de non-comparution ou de récidive, l’affichage public des noms, prénoms et qualités du parent et l’obligation à laquelle il a été manqué sont ordonnés (article 13). Définition 1.2. Jules Ferry était est un homme politique français de la IIIe République, favorable aux idées républicaines héritées de la Révolution française. C'est Victor Duruy, sous le Second Empire, qui réorganise et accélère la création des écoles mais laisse en place la plupart des principes de Guizot. Une journée dans la semaine (le jeudi) est laissée libre pour permettre aux familles qui le souhaitent d’envoyer leurs enfants au catéchisme[2]. Partagez Les responsables légaux des enfants (père, tuteur, gardien ou patron) ont une obligation de faire connaître au maire les modalités selon lesquelles ils comptent instruire leurs enfants : scolarisation à domicile ou dans une école publique ou privée (article 7) ; toutefois, en l’absence de déclaration, l’enfant est inscrit d’office à l’école publique communale (article 8). Quiz Histoire : L'école de Jules Ferry : Bonjour,Voici un quiz pour tester tes connaissances sur la leçon que nous avons vue durant toute cette période.Essaie de faire le quiz sans ta leçon et ni l'aide de quelqu'un.Prêt ? À l'octroi de bourses s’ajoute bientôt la création de la Caisse des écoles, destinée à l'aide aux élèves issus de familles nécessiteuses. Avec l'avènement de la IIIe République et les lois Ferry de 1881 et 1882, la morale devient l'un des piliers de l'enseignement. ���!�� %%EOF Au temps de Jules Ferry, un buste de Marianne ornait le préau. En France, aujourd’hui, près de 650 écoles, lycées et collèges portent son nom. {�T��c�&c��L+KŽi�a*�0��-Y8*�zLÃd�{R��VT4*6Ì�C�K�6�5{�:;Y~�f+��N����'�OP�Yy����>���*�I4.��ݒ)�]�g�������pǘ��4�8xQO+ #8��=?��������͛��i}��c�MZKs�]����dv7��ޗ_�Q8�}XU��}���}ɲE}��/���a��q.�ŪC?�Sq:?��')��އ����UM�(Ŭ��� Cette nouvelle obligation résulte de la seconde loi du 16 juin 1881, relative aux titres de capacité de l’enseignement primaire : l’article 25 de la loi Falloux, abrogé, dispensait au contraire explicitement les ministres des cultes concordataires. o��u��^�q6�E L'enseignement est donné en français, diffusant ainsi à l'échelle du territoire national l'usage d'une même langue. Les lois de Jules Ferry suppriment l'instruction religieuse à l'école. 139 0 obj <> endobj Pour les élèves scolarisés à l’école publique, l’assiduité est de rigueur. Toutefois, les enfants titulaires d'un certificat d’études primaires, lequel peut être présenté à partir de onze ans, sont dispensés de l’obligation (article 6). L’article 18 de la loi confie un pouvoir d’inspection aux établissements d’enseignement primaire publics ou libres aux représentants des quatre cultes concordataires (catholique, luthérien, réformé et israélite). 0 Celle-ci avait été maintenue avec la loi Falloux[2]. Jules Ferry fut l'artisan de l'école laïque, mais aussi un colonisateur. ��۠L�s���VD������Ȉ�M����.��e���@X�x��gR�u�����[�i ��|��A}x�A�tZ-f�b����w6���e5{�$mh���! Entre 1879 et 1885, Jules Ferry est continument ministre de l'Instruction publique et président du Conseil. La rétribution scolaire, instaurée par la loi Falloux de 1850 est supprimée. Pour terminer la matinée d’hommages, élèves et enseignants de l’école Jules-Ferry ont respecté une minute de silence à 11 h précise. En outre, les enfants instruits à domicile doivent passer un examen annuel, et doivent obligatoirement être inscrits à l’école publique communale si leurs résultats sont insuffisants (article 16). Enfin, l'instruction primaire des filles est peu concernée. 73 réflexions au sujet de « [Histoire] Le temps de la République : 1892, la République fête ses cent ans, l’école primaire au temps de Jules Ferry, des républiques, une démocratie (année B) » maxencej 12 avril 2016 à 9 h 50 min. 11. Le terme est resté : combatifs, engagés dans la formation des jeunes générations, ils défendent l'école de la République. La liste était auparavant établie par l’article 23 de la loi Falloux, et incluait l’« éducation morale et religieuse ». Les communes restent chargées de l’organisation matérielle de l’enseignement scolaire : dans cette tâche, le maire est assisté par une commission scolaire municipale (article 5). La loi du 28 mars 1882 abroge l’ensemble de ces dispositions (article 3). u��?S&�d�U�0|���OE�;��������!�uKTl1�,�>�ඬ����~�%������O�w2�t�Nfݠ�n�%Ǜ5i5E&י�gEf��������+�,ם���o �1nv�Œ�|k��"S]���፨҄]�ʭ (ԧ݁� ���°-�=�2m!�.�3� � M�_ Il a un frère et une soeur. Félix Pécaut (3 juin 1828 - 31 juillet 1898) fut inspecteur général de l'Instruction publique, chargé par Jules Ferry de fonder l'École normale supérieure de jeunes filles de Fontenay-aux-Roses en 1880. ZϷE��뮀�6�o�{-��?��\Z��wx���g��)��Q��o^����f�Q8� c�ǫ")�;���Q�F�?�z_��#���W���b�B�� ½��BRq�m������6�����%O��I�#�X�U@�#�~`���B�r1�N�0#�Þ}�����:�"$�Ә�e:��G���BX� &� �.�/U���v�s��{���m�V��#^ �� Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Un restaurant scolaire et un ensemble d'installations sportives, le tout jouxtant l'école, complètent la structure. L'établissement ne rouvrira pas ses portes aux élèves avant le jeudi 24 septembre. La gratuité de l’enseignement public dans les écoles et les salles d’asile est établie par la première loi du 16 juin 1881 (article premier). La loi fixe les composantes de l’enseignement primaire (article premier, voir encart) en complétant et en modifiant celles qui résultaient de la loi Falloux et le rend obligatoire pour les enfants de six à treize ans (article 4). XM:�w�ąCI"�����t>�ty�F��7�p#�.Ǹ n}gد�T_o�Z��qn��i�Ԣ=��Tz|[���j�7������_d�A(a�i�ȹ�H��H��D�x@�d�?��+��P�jv߇ګě}Q�H��[���/�=�x�������9@$�s^|'��� Les lois Ferry, à la base de la « République des instituteurs » (Mona Ozouf et Jacques Ozouf), ont pour conséquence une scolarisation quasi-complète — donc une alphabétisation et une « francisation » — des enfants français, s'inscrivant ainsi dans le projet des Lumières d'émancipation du peuple souverain. L'école de Jules Ferry est l'école de la République qui fait le deuil du livre politique, du manuel républicain : "L'idée d'un manuel unique, ou d'un petit nombre de manuels adoptés par l'État pour chaque enseignement, a pu séduire en d'autres temps des intelligences d'élite ; c'est de nos jours une chimère. Il s'intéresse très tôt à la vie publique, écrit dans la presse et se fait remarquer en 1868 en publiant une série d'articles en opposition au pré… Les deux lois usuellement dites « lois Jules Ferry » sont les suivantes : Les deux lois sont promulguées par le Président de la République Jules Grévy, et contresignées par Jules Ferry, alors ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. Cet ensemble inclut, outre les deux lois précédentes relatives à l’école primaire objet de cet article, des lois relatives à la formation des professeurs, à l’enseignement secondaire et supérieur, ou au fonctionnement de commissions administratives compétentes en matière d’enseignement. endstream endobj 143 0 obj <>stream La commission scolaire municipale peut toutefois prononcer des dispenses ponctuelles (article 15). ». Il s'oppose au Second Empire et se fait connaitre par la publication des Comptes fantastiques d'Haussmann(1868) où il attaque la politique de prestige et de spéculation urbaine menée par le Second Empire. 198 0 obj <>stream La loi du 16 juin 1881, rendant gratuit l'enseignement primaire public, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Loi sur les signes religieux dans les écoles, Loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public, Loi générale sur l'instruction publique (1802), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Lois_Jules_Ferry&oldid=177019349, Enseignement sous la Troisième République, Portail:Politique française/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Entre 1837 et 1881, juste avant la promulgation de la loi de gratuité, le pourcentage d'élèves jouissant de la gratuité était passé de 31,5 % à 66 %[1]. Dans les écoles, les filles et les garçons sont séparés. Néanmoins, l’empreinte de Ferry sur la préparation de cette loi et son lien avec la loi de 1882, qu’elle prolonge en excluant le personnel religieux de l’enseignement public, font que cette loi est parfois citée parmi les « lois Jules Ferry »[10]. La loi Guizot du 28 juin 1833 avait été voulue par François Guizot et avait créé les bases d'encadrement et de développement d'un enseignement primaire où l'instruction publique était assurée par les communes avec l'aide de l'État et de l'Église. Les directeurs d’école ont l’obligation de dresser la liste des absences, et les parents doivent justifier celles-ci devant la commission scolaire (article 10). ... Des cours de morale à l'école, de Jules Ferry à nos jours Les lois Ferry sur l'instruction sont une conséquence de la guerre de 1870, perdue contre la Prusse. @�Xʥ�]OZ�� v�|���;�$�lj�$`+��< $����i��Cx�Gģ��'���'dkA�F�y��hȐ#����!�x�#!D� C�o}���ǽ{���?������ꧮ���n@tj�61ԟp{��BǎdKÄFv����&����a낏��� ?&���_ ��]n L'idée transmise par les «, « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. Les lois Ferry s’inscrivent dans un mouvement de neutralisation religieux de l’enseignement scolaire et définissent le cadre de la laïcité scolaire. La loi Goblet du 30 octobre 1886 parachève les lois Jules Ferry en confiant à un personnel exclusivement laïque l'enseignement dans les écoles publiques, remplaçant les instituteurs congrégationnistes ; elle est parfois également rattachée à ces lois. Un agent a été testé positif au Covid-19 à l'école Jules-Ferry de Tours. Tout enseignement dans les langues locales (que ce soit le breton, l'auvergnat, l'occitan ou l'arabe et le kabyle en Algérie, annexée en 1848), qualifiées de « patois », était interdit. Jules Ferry, célèbre ministre de l’Instruction publique - c’est ainsi qu’on appelait l’Education nationale - rend l’école obligatoire, gratuite et laïque pour tous les enfants âgés de 6 à 13 ans. nécessaire], Outre la volonté d'inculquer aux jeunes Français un patriotisme fervent, Ferry avait également comme ambition de freiner la progression des idées socialistes voire anarchistes, qu'il a eu l'occasion de combattre lors de la Commune de Paris. Il encourage la gratuité de l’éducation en incitant les communes pauvres à la décréter, avec garanties de subventions de l'État. �F7�|uhDž� ��AJ� :�Q�����; �Hɦ��z�d��"ؘ1�D��/�!`�3�^�z��w.�$�K�E���Ɠ$F�)���;R�%�Qk_إG�KN����w�H��7�H2jn��j^XH6�?A�5��d�F�~�cCk�Y!�;������ԺJ��ό�U/-1xl;��ܷi����:��t���߷]I=� �ٿ����i8��u1!��h���#.8��ƺ�ۜ�j@Ց�1��U��Y� =Բ����!�-i���. h��X�n�F�����1���%n$-�u�t�:ɐ�"����%%R�T�q�������rϙ���q&�eR��9'Qz�F�>!�����Ҙ�(��L9ihzT��b* Votée par les « républicains opportunistes[4] » sous la Troisième République, ces lois sont d'abord une victoire contre la droite monarchiste, évincée du pouvoir après la crise du 16 mai 1877. Une nouvelle plainte a été déposée et l'enquête se poursuit. H��V�j1}7���ݍ�#��Z�!o��qJ iB����iFZi��)Ƭ�GgfΌ�Z�]n>o��޳�v��W���N0!���r!�t��dVɞ���rqݰ����\\�vq�a��+[%@Q*�>�)\ob�8?�x �|'���ᾋ_ �U59@�(����v�k�kw������m�m�v_LjG;�p